Descriptif :
Presque six siècle séparent l’apparition de la canne à sucre au Maroc dans la région du Sous du développement de sa culture au XVIe siècle.Pendant la longue période antérieure, les données sont rares, imprécises et souvent peu claires.
Ce travail révéle le rôle d’un pouvoir né au début de ce siècle, au sud du Maroc, qui a voulu trouver dans le sucre une ressouce pour réaliser son projet politique. Avec la complicité de marchands européens, il a pu échapper à la tentative du Portugal de prendre le contrôle des échanges extérieurs.
Les perfectionnements techniques apparus dans les îles atlantiques se retrouvent au Maroc. Mais c’est dans l’organisme de la production et du commerce que l’originalité sa’dienne apparait. Le pouvoir fournit la base foncière, apporte l’eau, incite à la culture de la canne, afferme à des financiers en majorité juifs l’exploitation des moulins et la vente du produit. Il se comporte en investisseur et en rentier. Les revenus attendus lui permettent de garder l’or nécessaire à sa recherche de puissance et de gloire.
La présence d’une main d’oeuvre d’esclaves noirs, dont le besoin aurait poussé à la conquête du Soudan, est réfutée avec des arguments solides.
Grâce à ce livre, on ne comprendra plus de la même façon le XVIe siècle, période originale et cruciale du passé marocain. On peut parler de modernité dans l’action de ce pouvoir, qui respire l’air de son temps en cherchant à se renforcer par l’adoption de techniques nouvelles.
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